La Politique européenne de voisinage à l’épreuve de la crise ukrainienne

Un mois après la signature du Traité de l’Union économique eurasienne entre la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie à Astana, l’Union européenne a signé le 27 juin 2014 avec l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie un accord d’association. Si l’ancien Président de la Commission, Romano Prodi, qui initia la Politique européenne de voisinage (PEV) voyait en elle la possibilité de créer un « cercle d’amis », le continent européen est en réalité partagé entre deux processus d’intégration régionale concurrents et incompatibles. La crise ukrainienne ouverte par l’irruption, 10 ans après la Révolution orange, de la société civile a en effet provoqué non seulement un renouvellement du régime en place à Kiev mais également une intervention de la Russie en Crimée et dans le Donbass. Quelle que soit l’issue de la crise, le projet de la Russie de renforcer son emprise sur son « étranger proche » se heurte à l’attachement de ses voisins à leur indépendance et invite à s’interroger sur la finalité et les moyens de la Politique européenne de voisinage.

Lire la suite  de Gilles Lepesant

Cycle de conférences: L’Europe face à ses démons

Arlon – Mardis de l’actualité – L’Europe face à ses démons

Les élections européennes de mai dernier ont confirmé la poussée des nationalismes et régionalismes au sein de l’Union Européenne. Le référendum écossais a failli créer un précédent. L’Europe se dit « soulagée » du non à l’indépendance. Cette réponse va-t-elle freiner l’élan séparatiste d’autres régions européennes ?

Sur la scène internationale, l’Europe parviendra-t-elle un jour à parler d’une seule voix pour pouvoir peser véritablement sur les rapports de force, notamment dans le dossier ukrainien ?

Les élections ont aussi mis en lumière un désintérêt croissant des citoyens envers les institutions de l’UE, signe d’un fossé qui se creuse un peu plus entre la réalité des uns et la pensée dogmatique des autres. Un changement de cap semble inévitable pour l’Europe et ses institutions. Elle doit réagir face à ces (vieux) démons, mais comment peut-elle le faire ? Et nous, citoyens, que pouvons-nous faire également ?

Trois conférences-débats vous donneront des éléments de réponse quant à ces interrogations :

  • Mardi 7 octobre à 19h30 : « Ecosse, Catalogne, Flandre,… : L’Europe au bord de l’implosion ? »

La montée des nationalismes et des séparatismes s’intensifie au sein même de l’Union Européenne. Plusieurs régions réclament davantage d’autonomie, de pouvoir de décision voire l’indépendance. Cela signifie-t-il pour autant moins d’Europe ? Peut-on encore imaginer les Etats-Unis d’Europe ou se dirige-t-on vers une Europe des régions ? Quelles sont les caractéristiques de ces régionalismes et nationalismes au sein de l’Europe ?

 

Intervenant : Vincent Laborderie, Spécialiste des mouvements indépendantistes pacifiques et Chercheur à l’UCL

  • Mardi 4 novembre à 19h30 : « L’Europe au cœur d’une nouvelle guerre froide ? »

25 ans après la chute du mur de Berlin, les relations entre la Russie d’un côté et l’Europe et les USA de l’autre se dégradent à nouveau. Comment ont évolué les rapports entre ces deux blocs depuis la disparition du mur et l’adhésion d’anciens pays de l’Est à l’Union Européenne ? Les tensions réapparues avec le dossier ukrainien sont-elles le signe d’une nouvelle guerre froide ?

Intervenante : Aude Merlin, Docteur en sciences politiques et Professeur à l’ULB

  • Mardi 2 décembre à 19h30 : « Comment réenchanter le rêve européen ? »

Assainissement des finances publiques, libre-échange, croissance, privatisations, etc. : nos dirigeants européens semblent littéralement envoûtés par le chant dogmatique des sirènes du capitalisme économique. Jusqu’à faire se fracasser le vaisseau européen déboussolé sur les récifs du réel ? Désastre social, crise environnementale, résurgence de l’extrême-droite, etc. Le mur se rapproche et le désenchantement grandit par rapport au projet européen !

Et si nous, citoyens, étions la solution ? C’est en tout cas une des pistes qui sera détaillée par Bernard Van Asbrouck pour réenchanter le rêve européen.

Intervenant : Bernard Van Asbrouck, psychologue et philosophe. Chargé de la prospective au sein du service public de l’emploi de Wallonie et Chercheur en psychologie à l’ULB. – co-auteur de « L’Europe, un rêve dénaturé ».

Invitation cordiale à toutes et tous

Entrée gratuite

Lieu : CSC, rue Pietro Ferrero, 1 à Arlon

Org. : CIEP Luxembourg

Infos : F. Casterman 063/21.87.38 – f.casterman@mocluxembourg.be

Conférence ce vendredi!

Quelles sont les spécificités et l’avenir du modèle social européen?

Est-il remis en cause par la mondialisation?

Le traité transatlantique aurait-il des impact sur ce modèle social?

Richard Stock du Centre Européen Robert Schuman et Bruno Poncelet, auteur de « Europe, une biographie non autorisée », viendront débattre avec vous de cette thématique le 19 septembre  à 19h30 dans nos locaux de Marche-en-Famenne.

 

Participation gratuitemais réservation souhaitée au 0800/92 152 ou par mail à europedirect@province.luxembourg.beUne conférence organisée en collaboration avec Acteur des Temps Présents et avec le soutien du SPF affaires étrangères et de la Représentation de la Commission européenne en Belgique.

Baisse de la croissance économique!

L’OCDE annonce une baisse dans ses prévisions de croissance
Le 15 septembre, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a annoncé la baisse de ses prévisions de croissance pour les années 2014 et 2015 pour les États-Unis (+2,1% et +3,1%), le Japon (+0,9% et +1,1%) et la zone euro (+0,8% et +1,1%). L’OCDE observe que les principales économies mondiales sont entrées en pleine expansion inégalement et à un rythme modéré. Elle recommande un soutien plus monétaire de la zone euro compte tenu des perspectives de croissance faible et le risque que la demande pourrait être sapée si l’inflation reste proche de zéro. Compte tenu de la faiblesse de la demande, les États européens devraient aussi utiliser le plein degré de flexibilité disponible dans les règles budgétaires de l’UE… Lire la suite

Proposition de constitution de la Commission européenne!

La constitution de la Commission Juncker progresse!

M. Jean-Claude Juncker, président élu de la Commission européenne, a adressé la liste des commissaires désignés au premier ministre italien, M. Matteo Renzi, en sa qualité de président du Conseil de l’Union européenne.

La transmission de cette liste fait suite à la série d’entretiens que M. Juncker a eus avec chacun des candidats à un poste de commissaire au cours des derniers jours, et à la proposition de nomination, du 30 août, de la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Prochaines étapes:

Le Conseil de l’Union européenne doit à présent adopter cette liste, conformément à l’article 17, paragraphe 7, du traité sur l’Union européenne (TUE), après quoi la liste sera publiée au Journal officiel de l’Union européenne (recueil de la législation de l’UE). Ensuite, le président Juncker annoncera la répartition des portefeuilles et la façon dont il envisage d’organiser le travail de la prochaine Commission européenne. Cette annonce ne devrait pas être faite avant le milieu de la semaine prochaine.

Lors de l’étape suivante, l’ensemble du collège des commissaires, y compris le président et la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, également vice-présidente de la Commission européenne, sera soumis à un vote d’approbation du Parlement européen. Ce vote sera précédé par des auditions des commissaires désignés, par les commissions parlementaires compétentes, conformément à l’article 118 du règlement du Parlement. Sur la base de l’approbation du Parlement européen, la Commission est officiellement nommée par le Conseil européen, conformément à l’article 17, paragraphe 7,

Projet de liste des commissaires désignés pour la prochaine Commission, par ordre alphabétique:

Vytenis ANDRIUKAITIS (Lituanie)

Andrus ANSIP (Estonie)

Miguel ARIAS CAÑETE (Espagne)

Dimitris AVRAMOPOULOS (Grèce)

Elżbieta BIEŃKOWSKA (Pologne)

Alenka BRATUŠEK (Slovénie)

Corina CREŢU (Roumanie)

Valdis DOMBROVSKIS (Lettonie)

Kristalina GEORGIEVA (Bulgarie)

Johannes HAHN (Autriche)

Jonathan HILL (Royaume-Uni)

Phil HOGAN (Irlande)

Vĕra JOUROVÁ (République tchèque)

Jyrki KATAINEN (Finlande)

Cecilia MALMSTRÖM (Suède)

Neven MIMICA (Croatie)

Carlos MOEDAS (Portugal)

Pierre MOSCOVICI (France)

Tibor NAVRACSICS (Hongrie)

Günther OETTINGER (Allemagne)

Maroš ŠEFČOVIČ (Slovaquie)

Christos STYLIANIDES (Chypre)

Marianne THYSSEN (Belgique)

Frans TIMMERMANS (Pays-Bas)

Karmenu VELLA (Malte)

Margrethe VESTAGER (Danemark)

En complément à: Federica MOGHERINI (Italie), nommée Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité en accord avec le Président-élu Juncker.