Crise des migrants: comprendre la réforme de Dublin

 

Le régime d’asile européen s’est effondré suite à la crise migratoire. La réforme du règlement de Dublin tend à le rendre plus juste et solidaire. Plus d’information dans notre vidéo.

Le 16 novembre lors de la session plénière, les députés ont adopté la position du Parlement sur la réforme du règlement de Dublin qui détermine quel État membre est responsable du traitement des demandes d’asile (390 en faveur, 175 contre, 44 abstentions).

Le règlement de Dublin tel qu’il est aujourd’hui ne répond plus aux besoins actuels. Cela a été clairement démontré en 2015 lorsque plus d’un million de personnes ont fui la guerre, les conflits, la persécution et ont introduit une demande de protection internationale auprès de l’Union européenne, conduisant à l’effondrement total du règlement de Dublin.

Dans son rapport, Cecila Wikström, députée démocrate-libérale suédoise et rapporteur sur le dossier établit 3 priorités :

  • Que tous les pays partagent la responsabilité des demandeurs d’asile.
  • Que les États membres ayant des frontières extérieures, premier endroit d’arrivée en Europe pour la plupart des réfugiés, endossent leur responsabilité en enregistrant tous les arrivants tout en protégeant et en maintenant les frontières extérieures de l’Union européenne.
  • Que les personnes nécessitant une protection internationale la reçoivent plus rapidement tandis que ceux ne remplissant pas les conditions pour recevoir le statut de demandeur d’asile soient renvoyés rapidement et dans la dignité.

« Nous devrions mettre en place un système qui fonctionnerait indépendamment du fait qu’il y ait un afflux important de personnes ou non. De cette manière, nous n’aurions plus à mettre en place des mesures d’urgence » dit Cecila Wikström.

Apprenez en plus sur les autres initiatives entreprises pour améliorer le régime d’asile européen commun.

Lauréat du Prix LUX 2017 : « le monde doit savoir ce que le peuple sámi a enduré »

Le film Sámi Blood a remporté le Prix LUX du cinéma 2017. L’actrice interprétant la courageuse et déterminée jeune fille sámi a accordé une interview.

 

Dans les années 30, une fille née dans une famille sámi de Norrland (nord de la Suède) allait dans une école spécialement réservée à elle et ses semblables et ne recevrait pas la même éducation que ses homologues suédois.

« Je ne veux pas être un animal dans une réserve » s’exclame Elle Marja dans le film lorsqu’elle décide de se détacher de sa famille. Au lieu d’élever des rennes, elle décide de se battre afin d’avoir une chance d’étudier à Uppsala et de devenir professeur. Elle fait face aux préjugés et à la discrimination institutionnalisée contre le peuple indigène Sámi mais sa détermination l’emporte.

« Je n’aurais personnellement jamais pu laisser derrière moi le peuple sámi et quitter ma petite sœur. Laisser les traditions sámi derrière moi, je n’aurais pas su » déclare l’actrice sur le choix difficile qu’a dû faire le personnage principal afin de pouvoir intégrer la société ordinaire.

En recevant le Prix LUX du cinéma lors de la session plénière, Lene Cecilia Sparrok (Elle Marja dans le film) a également souligné le rôle important que joue ce film pour la cause sámi : « recevoir cette récompense équivaut à une réparation et à une revanche prise pour les anciennes générations de Sámi qui ont été traitées de façon dégradante, considérées comme moins importantes et moins intelligentes ».

Lene Cecilia Sparrok a ensuite ajouté : « Le monde doit savoir ce que le peuple sámi a enduré. Ce qui est douloureux c’est que tout cela a bien eu lieu. Le film était plutôt doux. La réalité était bien plus extrême ». Retrouvez le reste de l’interview dans notre vidéo.

Lene Cecilia Sparrok et sa soeur Mia Erika Sparrok (Njenna dans le film) se sont rendues à Strasbourg ce mardi 14 novembre pour l’annonce du lauréat du Prix LUX du cinéma 2017.

Sámi Blood, une coproduction suédo-dano-norvégienne, est le premier long métrage de la réalisatrice Amanda Kernell.

Apprenez en plus sur le tournage du film dans l’interview des actrices diffusée en direct sur la page Facebook du Parlement européen. Consultez notre page Instagram pour avoir un aperçu du déroulement de la journée de cérémonie LUX.

Votre Prix LUX

Même si les députés ont déjà élu le lauréat, cela ne s’arrête pas là. Sámi Blood et les deux autres films finalistes du Prix LUX du cinéma 2017, à savoir 120 battements par minute et Western, sont toujours projetés en salle partout en Europe grâce aux Lux Film Days.

Vous pouvez encore voter pour votre film préféré, ce qui vous offrira peut-être l’opportunité d’être sélectionné pour annoncer le lauréat du Prix du Public lors du Festival international du film de Karlovy Vary en République Tchèque l’an prochain.

Soutenir le cinéma européen

« Le Prix LUX du cinéma est à l’avant plan pour promouvoir nos valeurs de tolérance fondamentales, notre solidarité et la protection de notre diversité et en même temps pour promouvoir la citoyenneté européenne et le droit de liberté d’expression ».

« Je pense également que le Prix LUX du cinéma est un signal fort en défense de l’identité culturelle européenne et de notre culture » a déclaré le Président du Parlement européen Antonio Tajani en session plénière juste avant d’annoncer le lauréat.

Durant les onze dernières années, le Prix LUX a contribué à la promotion de plus d’une centaine de films européens. Le Parlement européen a financé le sous-titrage de chaque film dans les 24 langues officielles de l’Union. De plus, le lauréat du Prix sera adapté pour les malentendants et malvoyants et recevra du soutien pour sa promotion internationale.

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Projection du film « Sámi Blood » ce 10 novembre à Virton

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Dans le cadre du Festival du film européen de Virton, Ciné Patria le plaisir de vous inviter à la présentation de l’un des trois films finalistes du PrixLux: Sami Blood (Sameblood) (Suède, Norvège, Danemark).

Synopsis

« Sámi Blood » se déroule dans les années 30 et raconte l’histoire d’une Sami de 14 ans qui s’occupe de rennes et subit régulièrement des examens biologiques de nature raciste dans son pensionnat. Elle se met alors à rêver d’une nouvelle vie, mais elle va devoir devenir une autre personne et rompre tous les liens avec sa famille et sa culture si elle veut accomplir son objectif. La séance se tiendra le 10 novembre 2017 à 19 heures, au Ciné Patria à Virton.

Entrée gratuite! réservation souhaitée.

Rue des Fossés, 20
B – 6760 VIRTON
+32 (0) 63 / 57 81 04 +32 (0) 63 / 58 20 28

Programme du 38e Festival du film européen de Virton

Écart de TVA: les pays de l’Union ont perdu 152 milliards € en 2015, d’où le besoin urgent d’une réforme de la TVA

Selon les estimations, les pays de l’Union ont enregistré des pertes de recettes de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour un montant total de 152 milliards € en 2015, selon une nouvelle étude réalisée par la Commission européenne.

L’«écart de TVA», qui correspond à la différence globale entre les recettes de TVA attendues et le montant effectivement perçu, démontre à nouveau la nécessité de procéder à une réforme en profondeur, afin que les États membres puissent faire pleinement usage des recettes de TVA pour leurs budgets. Bien que la perception des recettes montre des signes d’amélioration, le manque à gagner atteint toujours un niveau inacceptable. Le rapport précède de peu les propositions de la Commission visant à réformer le système de TVA.

Même si la moyenne de l’Union s’améliore, les performances individuelles en matière de perception de la TVA varient considérablement entre les États membres. Les écarts de TVA les plus marqués ont été constatés en Roumanie (37,2 %), en Slovaquie (29,4 %) et en Grèce (28,3 %). Les écarts les plus faibles ont été enregistrés en Espagne (3,5 %) et en Croatie (3,9 %). En valeur absolue, l’écart de TVA le plus important a été observé en Italie et s’élevait à 35 milliards €. L’écart de TVA a régressé dans la majorité des États membres, les plus fortes améliorations ayant été observées à Malte, en Roumanie et en Espagne. Sept États membres ont vu leur écart progresser légèrement, à savoir la Belgique, le Danemark, l’Irlande, la Grèce, le Luxembourg, la Finlande et le Royaume-Uni.

En octobre, la Commission européenne présentera des propositions concernant la mise à jour des règles de l’Union en matière de TVA la plus ambitieuse des 25 dernières années. La lutte contre la fraude à la TVA devrait être facilitée et la perception de la TVA plus efficace. De récentes informations parues dans les médias ont aussi établi un lien entre la fraude à la TVA à grande échelle et la criminalité organisée, y compris le terrorisme. Ce problème ne pourra être résolu que si les États membres œuvrent de concert.

Bien que les États membres aient déjà accompli des efforts pour réduire l’écart de TVA, la modernisation du système de TVA et l’adaptation de celui-ci aux défis découlant de la fraude massive constituent le meilleur moyen d’assurer l’avenir du marché unique. La réforme du système de TVA en vigueur devrait aussi permettre le développement du marché unique numérique et compléter le programme défini par la Commission pour parvenir à un système fiscal plus juste et plus efficace dans l’Union.

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