Récompenser l’excellence dans les initiatives de la société civile

17_299_eesc-csp2017-webbanner-extra_large-2Le CESE lance l’édition 2017 de son prix de la société civile qui viendra récompenser les meilleurs projets d’intégration des personnes sur le marché du travail

 

 
Le Comité économique et social européen (CESE) vient de lancer l’édition 2017 de son prix de la société civile. Cette année, le CESE récompensera des projets innovateurs pour promouvoir l’emploi de qualité et l’esprit d’entreprise pour l’avenir du travail menés par la société civile et centrés en particulier sur les jeunes, les migrants et d’autres personnes ayant des difficultés à accéder au marché du travail.

Un montant total de 50 000 EUR sera attribué à cinq lauréats au maximum. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 8 septembre 2017 et la cérémonie de remise des prix aura lieu le 7 décembre 2017 à Bruxelles.

Près de dix ans après le pic de la crise économique et financière, l’Union européenne est toujours aux prises avec des niveaux de chômage élevés, et ce en dépit de récentes améliorations. C’est pourquoi le CESE a décidé cette année de récompenser les meilleurs projets innovateurs promouvant la création d’emplois de qualité, l’esprit d’entreprise ou le travail indépendant, luttant ainsi pour inverser la tendance.

Le prix sera attribué à des initiatives dont la mise en place, déjà effective ou encore en cours, favorisent la non-discrimination en ce qui concerne l’intégration sur le marché du travail. Ces initiatives doivent cibler ceux qui y font leur entrée, tels que les jeunes, les personnes issues de l’immigration ou celles qui nécessitent un soutien spécifique, comme les chômeurs de longue durée, les femmes ayant quitté le marché du travail et les personnes atteintes d’un handicap ou vivant dans la pauvreté.

Le prix de la société civile, qui en est à sa neuvième édition, a été créé par le CESE pour récompenser et encourager des initiatives et des réalisations concrètes, émanant de personnes ou d’organisations de la société civile, qui ont contribué de manière significative à la promotion des valeurs communes sur lesquelles reposent la cohésion et l’intégration européennes. En 2016, le prix avait porté sur les migrants.

Des informations supplémentaires et le formulaire de candidature sont disponibles en ligne en suivant ce lien.

Rapport 2017 – Emploi et situation sociale en Europe: tendances positives, mais charge élevée sur les jeunes

La Commission a publié l’édition 2017 de son rapport annuel sur l’évolution de l’emploi et de la situation sociale en Europe (ESDE)

L’édition de cette année confirme les tendances positives sur le marché du travail et en matière sociale ainsi que la pérennité de la croissance économique. Avec plus de 234 millions de personnes occupées, le taux d’emploi n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui dans l’UE et le chômage est à son niveau le plus bas depuis décembre 2008. Depuis 2013, 10 millions d’emplois ont été créés dans l’UE. Toutefois, au-delà du progrès économique et social général, les données montrent qu’une charge particulièrement élevée pèse sur les jeunes générations: celles-ci tendent à avoir plus de difficultés à trouver un emploi et occupent plus souvent des formes d’emploi atypiques et précaires, y compris des contrats temporaires, ce qui risque d’abaisser leur niveau de protection sociale. Elles sont également susceptibles de percevoir des pensions plus faibles par rapport aux salaires. C’est pourquoi le rapport ESDE 2017 met l’accent sur l’équité entre les générations: nous devons faire en sorte que toutes les générations bénéficient des tendances économiques positives actuelles.

Le rapport montre que, malgré une amélioration constante du niveau de vie au sein de l’UE, les jeunes ne bénéficient pas autant que les générations plus âgées de cette évolution positive. En outre, la part des groupes d’âge les plus jeunes dans les revenus du travail a diminué au fil du temps. Ces problématiques ont des répercussions sur les décisions des jeunes ménages, y compris celles d’avoir des enfants et d’acheter une maison. Il peut en résulter des conséquences négatives sur les taux de fécondité et, dès lors, sur la viabilité des systèmes de pension et de la croissance.

De plus, la population en âge de travailler devrait diminuer de 0,3 % par an jusqu’en 2060. Cela signifie qu’une main-d’œuvre moins importante devra faire en sorte que nous poursuivions sur la trajectoire de croissance actuelle et que, dans le même temps, un plus petit nombre de cotisants alimenteront les régimes de pension — souvent avec des cotisations inférieures et/ou irrégulières, car elles ne correspondront pas à un travail à temps plein et/ou à un travail classique — tandis qu’un nombre plus grand de titulaires de pension dépendront d’eux. Les jeunes travailleurs d’aujourd’hui et les générations futures semblent donc faire face à une double charge résultant de l’évolution démographique et de la nécessité d’assurer la viabilité des systèmes de pension.

Prochaines étapes

Les décideurs politiques peuvent anticiper et atténuer les effets de ces évolutions, et ce de plusieurs manières. Tout d’abord, nous devons tirer pleinement parti de notre potentiel humain sur le marché de l’emploi, en dotant tous les groupes d’âge des compétences requises et en veillant à ce qu’il existe un lien proportionnel entre la durée de la vie professionnelle et l’espérance de vie. Des mesures se traduisant par une hausse de la fécondité et une gestion efficace des migrations peuvent également aider, de même que le soutien à l’innovation et une efficacité accrue dans les dépenses d’investissement consacrées aux compétences et à la formation des jeunes et des personnes âgées.

Enfin, les partenaires sociaux peuvent contribuer de manière significative à la réduction du fossé qui existe entre travailleurs jeunes et âgés afin de promouvoir un marché du travail plus équitable pour les uns comme pour les autres. Il s’agit notamment de favoriser la formation tout au long de la vie et la fourniture de prestations de protection sociale et de participer à la conception et à la mise en œuvre de la législation sur la protection de l’emploi et des politiques actives du marché du travail.

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Union de la sécurité: lutter contre les importations illégales de biens culturels qui financent le terrorisme

dem7vqexkai3eurLa Commission européenne a proposé aujourd’hui de nouvelles règles pour contrer les importations illégales et le trafic de biens culturels provenant de l’extérieur de l’Union européenne, qui sont souvent liés au financement du terrorisme et à d’autres activités criminelles.

 

La proposition présentée aujourd’hui constitue l’une des dernières mesures envisagées dans le cadre du plan d’action de la Commission destiné à renforcer la lutte contre le financement du terrorisme. Elle vise à mettre un coup d’arrêt à ce trafic en interdisant l’importation dans l’Union européenne de biens culturels exportés illégalement de leur pays d’origine. Cette proposition intervient quelques jours à peine après que les dirigeants du G20 à Hambourg ont appelé les États à lutter contre le financement du terrorisme, notamment le pillage et la contrebande d’antiquités.

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L’avenir des finances de l’UE: propositions pour simplifier l’accès aux fonds de l’UE.

decpnlpwsaaesnwLe groupe d’experts indépendants chargé de la politique de cohésion a présenté son rapport final relatif à un cadre simplifié pour la gestion des fonds de l’UE après 2020.

Bien que les réalisations de la politique de cohésion de l’UE soient indéniablement positives, la masse actuelle des règles ne facilite pas toujours la vie aux autorités locales chargées de la gestion des fonds de l’UE, ni aux entreprises désireuses de demander un financement. Il convient dès lors de simplifier les choses. Pour ce faire, la Commission européenne devrait examiner les moyens de simplifier encore l’accès aux fonds de l’UE dans le cadre budgétaire post-2020.

Tel est le message principal que le groupe de haut niveau sur la simplification(site Interregio, en anglais) souhaite faire passer pour alimenter la discussion sur l’avenir des finances de l’UE, que la Commission a lancée le 28 juin avec la publication de son document de réflexion, document final d’une série de cinq documents de réflexion élaborés à la suite de la publication, le 1er mars, du Livre blanc sur l’avenir de l’Europe rédigé par la Commission.

Le groupe estime que l’architecture actuelle des règles est efficace, mais a besoin d’un bon toilettage. Il convient de conserver une gouvernance partagée de la gestion afin d’assurer confiance mutuelle et appropriation des objectifs communs en matière de croissance et d’emplois. Mais moins il y a de règles, plus simples elles sont à appliquer. Le groupe a ainsi dressé une liste de règles qu’il préconise de supprimer ou d’élaguer considérablement.

Il est nécessaire d’harmoniser les règles applicables aux différents fonds et instruments de l’UE en ce qui concerne les aides d’État, les marchés publics et les méthodes de remboursement des coûts, afin de faciliter les synergies et de permettre aux bénéficiaires de solliciter une aide auprès de différentes sources de financement de l’UE pour un même projet. À titre d’exemple, l’application de règles identiques à la politique de cohésion et au Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI) simplifierait l’accès à l’aide pour les petites entreprises.

Il conviendrait d’appliquer un cadre plus simple encore à tous les États membres et régions qui répondent à un certain nombre de critères: systèmes de gestion et de contrôle fiables, cofinancement national important de nature à encourager des dépenses saines, recensement de réformes structurelles clés permettant de se concentrer sur quelques domaines prioritaires et sur la mise en oeuvre en vue d’atteindre des résultats.

Le groupe propose que les règles fixées par l’UE se bornent alors aux priorités stratégiques d’investissement et aux principes en matière de financement. Les fonds de l’UE seraient mis à disposition au moyen des mécanismes administratifs nationaux existants et les travaux d’audit de la Commission seraient restreints. L’État membre et la Commission conviendraient des réformes structurelles à mettre en oeuvre et des résultats concrets à atteindre pour déclencher le droit à remboursement.

La simplification a déjà fait ses preuves: le commissaire Oettinger a présenté aujourd’hui trois rapports sur la mise en oeuvre du budget 2016 de l’UE. Il en ressort notamment que des règles UE plus simples permettent aux autorités locales, aux agriculteurs et aux entreprises de faire un meilleur usage des fonds de l’UE. Par ailleurs, la Commission a proposé en septembre 2016 de simplifier les règles qui régissent l’octroi de fonds aux États membres et autres bénéficiaires.

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UE et Japon s’entendent sur les principes de l’accord de partenariat économique

EU-JPL’Union européenne et le Japon sont parvenus aujourd’hui à un accord de principe sur les éléments essentiels d’un accord de partenariat économique.

 

Il s’agira de l’accord commercial bilatéral le plus important jamais conclu par l’Union européenne et, en tant que tel, il sera le premier à comprendre un engagement spécifique à l’égard de l’accord de Paris sur le climat.

Pour l’UE et ses États membres, l’accord de partenariat économique supprimera la grande majorité des droits payés par les entreprises européennes, qui s’élèvent à 1 milliard € chaque année, il ouvrira le marché japonais aux principales exportations agricoles de l’UE et augmentera les débouchés dans toute une série de domaines. Il fixe les normes les plus rigoureuses en matière de droit du travail, de sécurité, d’environnement et de protection des consommateurs, préserve pleinement les services publics et contient un chapitre spécifique sur le développement durable. Il complète et renforce également les normes strictes de protection des données personnelles que l’UE et le Japon ont récemment inscrites dans leur législation en matière de protection des données.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le premier ministre japonais, Shinzo Abe, ont annoncé la conclusion de l’accord de principe lors du sommet UE-Japon.

L’accord de partenariat économique augmentera les exportations de l’UE et ouvrira de nouvelles perspectives pour les entreprises européennes, quelle que soit leur taille, ainsi que pour leurs salariés et pour les consommateurs. La valeur des exportations de l’UE pourrait augmenter de près de 20 milliards €, c’est-à-dire davantage de possibilités et d’emplois dans de nombreux secteurs, tels que les produits agroalimentaires, les articles en cuir, les vêtements et chaussures, les produits pharmaceutiques, les dispositifs médicaux et autres.

En ce qui concerne les exportations agricoles de l’UE, l’accord:

– élimine les droits sur de nombreux fromages comme le gouda et le cheddar (actuellement de 29,8 %) ainsi que sur les exportations de vin (actuellement de 15 % en moyenne);

– permettra à l’UE d’accroître considérablement ses exportations de viande bovine vers le Japon. S’agissant de la viande de porc, il y aura des échanges en franchise de droits pour les viandes transformées, tandis que les viandes fraîches seront quasiment exemptées;

– garantit la protection au Japon de plus de 200 produits agricoles européens de haute qualité, appelés «indications géographiques».

Par ailleurs, l’accord:

– ouvre les marchés de services, en particulier les services financiers, le commerce électronique, les télécommunications et les transports;

– garantit l’accès des entreprises de l’UE aux grands marchés publics du Japon dans 48 grandes villes et supprime les obstacles aux marchés importants du point de vue économique dans le secteur ferroviaire au niveau national;

– protège les secteurs économiques sensibles de l’UE, par exemple le secteur automobile, en prévoyant des périodes de transition avant l’ouverture des marchés.

L’accord renforcera aussi la capacité de l’Europe à donner l’impulsion pour façonner la mondialisation et les règles du commerce mondial conformément à nos valeurs fondamentales, tout en protégeant les intérêts et les sensibilités de l’UE. Ce faisant, il contribue à relever certains des défis recensés dans le document de réflexion sur la maîtrise de la mondialisation (PDF en français) présenté par la Commission dans le cadre du processus du livre blanc.

L’accord de ce jour couvre la plupart des aspects de l’accord de partenariat économique. Dans certains chapitres, des détails techniques doivent encore être réglés. D’autres chapitres, quant à eux, demeurent hors du champ d’application de l’accord de principe intervenu aujourd’hui. C’est notamment le cas en ce qui concerne la protection des investissements: l’UE a proposé son système juridictionnel des investissements réformé et tendra la main à tous ses partenaires, dont le Japon, afin d’œuvrer à la mise en place d’un tribunal multilatéral des investissements. Parmi les autres domaines qui nécessitent des travaux supplémentaires figurent la coopération réglementaire et les chapitres généraux et institutionnels.

Sur la base de l’accord de principe conclu aujourd’hui, les négociateurs des deux parties poursuivront leurs travaux afin de résoudre tous les problèmes techniques qui subsistent et de parvenir à un texte final d’ici la fin de l’année. Ensuite, la Commission procédera à la vérification juridique et à la traduction de l’accord dans toutes les langues officielles de l’UE, avant de le soumettre à l’approbation des États membres de l’UE et le Parlement européen.

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