La Commission européenne se bat pour les droits de la femme en ces temps troublés

gender equality

La Commission européenne lance aujourd’hui un événement majeur consacré aux «droits de la femme en ces temps troublés», le thème d’actualité retenu pour le colloque annuel de 2017 sur les droits fondamentaux.
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Une nouvelle enquête Eurobaromètre souligne que l’égalité hommes-femmes n’est toujours pas acquise dans les États membres de l’UE. La Commission annonce des mesures concrètes visant à mettre fin à l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes au moyen d’un plan d’action qui sera mis en œuvre d’ici la fin de son mandat en 2019.

Le colloque rassemble des responsables politiques, des chercheurs, des journalistes, des ONG, des militants, des entreprises et des organisations internationales afin de débattre de la manière de mieux promouvoir et protéger les droits des femmes au sein de l’UE. Le harcèlement sexuel, la violence à l’égard des femmes, l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes et l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée figurent parmi les principaux thèmes qui seront abordés au cours du colloque, qui durera deux jours.

L’enquête Eurobaromètre révèle l’existence d’un décalage entre les ambitions et la réalité

Les résultats de la dernière enquête Eurobaromètre consacrée à l’égalité hommes-femmes montrent qu’il existe encore une marge d’amélioration dans tous les États membres de l’UE. Voici quelques-uns des résultats les plus intéressants de cette enquête pour la Belgique:

  • L’égalité hommes-femmes revêt une importance pour la plupart des Belges: huit à neuf Belges sur dix considèrent que la promotion de l’égalité des sexes est importante pour la société, pour l’économie et pour eux, à titre personnel.
  • Un plus grand nombre de femmes devraient évoluer dans les sphères politiques: 48 pourcent des Belges estiment qu’il devrait y avoir davantage de femmes aux postes décisionnels dans le monde politique, tandis que sept Belges sur dix se disent favorables à l’adoption de mesures législatives visant à garantir la parité hommes-femmes dans la vie politique.
  • Le partage équitable des tâches ménagères et de celles liées à l’éducation des enfants n’est pas encore une réalité: plus de huit Belges sur dix considèrent que les hommes devraient assumer une part égale des tâches ménagères ou prendre un congé parental pour s’occuper de leurs enfants. Toutefois, la majorité d’entre eux (67 %) pensent que les femmes consacrent encore plus de temps que les hommes aux tâches domestiques et familiales.
  • L’égalité salariale importe: 85 % des Belges déclarent qu’il n’est pas acceptable que les femmes soient payées moins que les hommes et 68 % d’entre eux sont favorables à la transparence salariale comme vecteur de changement.

Plan d’action: éliminer l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes

En Europe, les femmes continuent de gagner 16,3 % de moins que les hommes en moyenne. L’écart de rémunération entre les sexes ne s’est pas réduit ces dernières années et il est dû en grande partie au fait que les femmes ont tendance à afficher un taux d’emploi inférieur, à travailler dans des secteurs moins bien payés, à obtenir moins de promotions, à interrompre davantage leur carrière et à effectuer plus de travail non rémunéré.

Pour remédier à ce problème, la Commission européenne présente aujourd’hui un plan d’actionpour éliminer l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes, portant sur la période 2018-2019. La mise en œuvre du plan d’action par toutes les parties prenantes permettra, entre autres:

– d’améliorer le respect du principe d’égalité salariale en évaluant la possibilité de modifier la directive relative à l’égalité entre les hommes et les femmes;

– d’éliminer l’effet pénalisant des obligations familiales en exhortant le Parlement européen et les États membres à adopter rapidement la proposition d’avril 2017 relative à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée;

– de briser le plafond de verre en finançant des projets destinés à améliorer la parité hommes-femmes à tous les niveaux d’encadrement dans les entreprises et en encourageant les gouvernements et les partenaires sociaux à adopter des mesures concrètes pour améliorer ladite parité dans la prise de décision.

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Proclamation du socle européen des droits sociaux: pour le président Juncker « L’heure est historique pour l’Europe »

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© European Union

Il a été signé ce 17 novembre par le président Juncker pour la Commission européenne, par le président Tajani pour le Parlement européen et par le Premier ministre Ratas pour le Conseil de l’Union européenne.

Les dirigeants de l’Union européenne ont solennellement proclamé le socle européen des droits sociaux lors du sommet social pour des emplois et une croissance équitables à Göteborg (link is external) en Suède. Le socle a été initialement annoncé par le président Juncker dans son discours sur l’état de l’Union 2015 et présenté par la Commission en avril 2017. Il a été signé aujourd’hui par le président Juncker pour la Commission européenne, par le président Tajani pour le Parlement européen et par le Premier ministre Ratas pour le Conseil de l’Union européenne.

L’objectif du socle européen des droits sociaux est de conférer aux citoyens des droits nouveaux et plus efficaces. Il repose sur 20 principes clés qui se déclinent autour de trois thèmes:

  • Égalité des chances et accès au marché du travail
  • Conditions de travail équitables
  • Protection et insertion sociales

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Crise des migrants: comprendre la réforme de Dublin

 

Le régime d’asile européen s’est effondré suite à la crise migratoire. La réforme du règlement de Dublin tend à le rendre plus juste et solidaire. Plus d’information dans notre vidéo.

Le 16 novembre lors de la session plénière, les députés ont adopté la position du Parlement sur la réforme du règlement de Dublin qui détermine quel État membre est responsable du traitement des demandes d’asile (390 en faveur, 175 contre, 44 abstentions).

Le règlement de Dublin tel qu’il est aujourd’hui ne répond plus aux besoins actuels. Cela a été clairement démontré en 2015 lorsque plus d’un million de personnes ont fui la guerre, les conflits, la persécution et ont introduit une demande de protection internationale auprès de l’Union européenne, conduisant à l’effondrement total du règlement de Dublin.

Dans son rapport, Cecila Wikström, députée démocrate-libérale suédoise et rapporteur sur le dossier établit 3 priorités :

  • Que tous les pays partagent la responsabilité des demandeurs d’asile.
  • Que les États membres ayant des frontières extérieures, premier endroit d’arrivée en Europe pour la plupart des réfugiés, endossent leur responsabilité en enregistrant tous les arrivants tout en protégeant et en maintenant les frontières extérieures de l’Union européenne.
  • Que les personnes nécessitant une protection internationale la reçoivent plus rapidement tandis que ceux ne remplissant pas les conditions pour recevoir le statut de demandeur d’asile soient renvoyés rapidement et dans la dignité.

« Nous devrions mettre en place un système qui fonctionnerait indépendamment du fait qu’il y ait un afflux important de personnes ou non. De cette manière, nous n’aurions plus à mettre en place des mesures d’urgence » dit Cecila Wikström.

Apprenez en plus sur les autres initiatives entreprises pour améliorer le régime d’asile européen commun.

Lauréat du Prix LUX 2017 : « le monde doit savoir ce que le peuple sámi a enduré »

Le film Sámi Blood a remporté le Prix LUX du cinéma 2017. L’actrice interprétant la courageuse et déterminée jeune fille sámi a accordé une interview.

 

Dans les années 30, une fille née dans une famille sámi de Norrland (nord de la Suède) allait dans une école spécialement réservée à elle et ses semblables et ne recevrait pas la même éducation que ses homologues suédois.

« Je ne veux pas être un animal dans une réserve » s’exclame Elle Marja dans le film lorsqu’elle décide de se détacher de sa famille. Au lieu d’élever des rennes, elle décide de se battre afin d’avoir une chance d’étudier à Uppsala et de devenir professeur. Elle fait face aux préjugés et à la discrimination institutionnalisée contre le peuple indigène Sámi mais sa détermination l’emporte.

« Je n’aurais personnellement jamais pu laisser derrière moi le peuple sámi et quitter ma petite sœur. Laisser les traditions sámi derrière moi, je n’aurais pas su » déclare l’actrice sur le choix difficile qu’a dû faire le personnage principal afin de pouvoir intégrer la société ordinaire.

En recevant le Prix LUX du cinéma lors de la session plénière, Lene Cecilia Sparrok (Elle Marja dans le film) a également souligné le rôle important que joue ce film pour la cause sámi : « recevoir cette récompense équivaut à une réparation et à une revanche prise pour les anciennes générations de Sámi qui ont été traitées de façon dégradante, considérées comme moins importantes et moins intelligentes ».

Lene Cecilia Sparrok a ensuite ajouté : « Le monde doit savoir ce que le peuple sámi a enduré. Ce qui est douloureux c’est que tout cela a bien eu lieu. Le film était plutôt doux. La réalité était bien plus extrême ». Retrouvez le reste de l’interview dans notre vidéo.

Lene Cecilia Sparrok et sa soeur Mia Erika Sparrok (Njenna dans le film) se sont rendues à Strasbourg ce mardi 14 novembre pour l’annonce du lauréat du Prix LUX du cinéma 2017.

Sámi Blood, une coproduction suédo-dano-norvégienne, est le premier long métrage de la réalisatrice Amanda Kernell.

Apprenez en plus sur le tournage du film dans l’interview des actrices diffusée en direct sur la page Facebook du Parlement européen. Consultez notre page Instagram pour avoir un aperçu du déroulement de la journée de cérémonie LUX.

Votre Prix LUX

Même si les députés ont déjà élu le lauréat, cela ne s’arrête pas là. Sámi Blood et les deux autres films finalistes du Prix LUX du cinéma 2017, à savoir 120 battements par minute et Western, sont toujours projetés en salle partout en Europe grâce aux Lux Film Days.

Vous pouvez encore voter pour votre film préféré, ce qui vous offrira peut-être l’opportunité d’être sélectionné pour annoncer le lauréat du Prix du Public lors du Festival international du film de Karlovy Vary en République Tchèque l’an prochain.

Soutenir le cinéma européen

« Le Prix LUX du cinéma est à l’avant plan pour promouvoir nos valeurs de tolérance fondamentales, notre solidarité et la protection de notre diversité et en même temps pour promouvoir la citoyenneté européenne et le droit de liberté d’expression ».

« Je pense également que le Prix LUX du cinéma est un signal fort en défense de l’identité culturelle européenne et de notre culture » a déclaré le Président du Parlement européen Antonio Tajani en session plénière juste avant d’annoncer le lauréat.

Durant les onze dernières années, le Prix LUX a contribué à la promotion de plus d’une centaine de films européens. Le Parlement européen a financé le sous-titrage de chaque film dans les 24 langues officielles de l’Union. De plus, le lauréat du Prix sera adapté pour les malentendants et malvoyants et recevra du soutien pour sa promotion internationale.

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Exposition « L’Etat trompeur: le pouvoir de la propagande nazie » à partir du 30 janvier 2018 au Parlamentarium

2017_PLM_Holocaust_Banner_mail_800x160_FR_V02Réservez votre date ! L’exposition L’Etat trompeur : le pouvoir de la propagande nazie propose aux écoles secondaires des visites spéciales.

Donnez à vos élèves la chance d’avoir une visite guidée et de participer à un atelier qui leur permettra de comprendre, le rôle et l’importance de la propagande, non seulement dans l’Allemagne nazie et pendant l’Holocauste, mais encore aujourd’hui dans nos sociétés contemporaines.
«L’Etat trompeur : le pouvoir de la propagande nazie» est une exposition itinérante qui examine comment l’outil de la propagande a permis aux nazis, d’abord d’obtenir un large soutien électoral dans la jeune démocratie allemande après la Première Guerre mondiale, puis d’appliquer dans les années 1930 leur programme totalitaire sous la dictature du parti unique, enfin de justifier la guerre et les massacres de masse.  Cette étude d’un cas extrême met l’accent sur les raisons pour lesquelles la propagande est un enjeu si important, invite les citoyens à la réflexion et à la recherche de la vérité.
L’exposition, produite par le Musée commémoratif de l’Holocauste des Etats-Unis (US Holocaust Memorial Museum), se déroule dans le Parlamentarium, le Centre des Visiteurs du Parlement européen. Les visites scolaires sont organisées par le Centre commémoratif et documentaire de l’Holocauste et des Droits de l’Homme Kazerne Dossin.

Quand ? Du 30 janvier au 13 mai 2018.
? Au Parlamentarium, le Centre des Visiteurs du Parlement européen (rue Wiertz 60, 1047 Bruxelles).
Comment ? Pour toute demande de réservation ou d’information, adressez un mail à stateofdeception-parlamentarium@kazernedossin.eu

Les visites scolaires :
• le mardi à 10 heures et à 14 heures ;
• +/- 90 minutes ;
• entrée gratuite ;
• les visites peuvent être faites en français, en néerlandais, en anglais ou en allemand (informez-nous avant de votre choix) ;
• il est possible de choisir un autre jour que le mardi mais uniquement sur demande et en fonction des disponibilités.

Dans votre demande de réservation, indiquez s’il-vous-plaît la date et l’heure de la visite, le nom de l’école, le nombre d’élèves, le nom et les coordonnées (mail et numéro de téléphone) de la personne de contact et/ou du professeur responsable.

Complétez votre visite :

La Maison de l’histoire européenne se trouve à cinq minutes à pied du Parlamentarium. Créée sous l’égide du Parlement européen, elle présente à partir d’une perspective européenne l’histoire de notre continent et invite ses visiteurs à développer une réflexion critique sur les événements et les expériences historiques, en examinant leurs conséquences dans le monde d’aujourd’hui et de demain. Pendant toute la durée de l’exposition L’Etat trompeur, la Maison de l’histoire européenne propose des visites spéciales consacrées au thème de la propagande qui complètent la visite au Parlamentarium. Ces visites destinées à des groupes de 25 élèves au plus durent en moyenne une heure et demie.
Pour toute information supplémentaire, contactez le service pédagogique de la Maison de l’histoire : historia-learning@europarl.europa.eu